La pédagogie Pikler

Emmi Pikler est née en 1902 à Vienne. Pédiatre, elle travaille tout d'abord en chirurgie, où elle se rend compte que les enfants d'ouvriers ont nettement moins d'accidents et sont moins souvent hospitalisés que les enfants citadins surprotégés. Elle comprend alors que les enfants qui se déplacent librement sont plus prudents car ils ont l'habitude de mesurer le danger et connaissent mieux leur corps et leurs limites. Elle conseille alors aux parents de laisser leurs bébés libres de leurs mouvements. C'est la "motricité libre".

En 1947, émigrée à Budapest, elle prend la direction de la pouponnière de Loczy (du nom de la rue) qui accueille des enfants orphelins. Elle met alors en pratique ses idées innovantes : la libre activité de l'enfant, le respect de son bien-être, le lien privilégié à l'adulte, etc. Ses découvertes ont beaucoup de succès.

Elle meurt à Budapest en 1984.

Les grandes idées

  • L'enfant est une personne et il a des capacités innées. Il est poussé par une énergie vitale à développer ses compétences.
  • Le développement moteur de l'enfant est programmé. L'enfant n'a donc besoin de personne pour lui apprendre à s’asseoir, à marcher...
  • L'enfant a besoin de trouver une ou plusieurs figures d'attachement (généralement ses parents) pour bien se développer et être sécurisé.
  • L'adulte se doit d'être particulièrement respectueux de l'enfant. Il doit l'encourager, l'accompagner et lui créer un espace dans lequel il pourra se déplacer librement. Il ne doit pas placer l'enfant dans une posture ou une situation dans laquelle il ne peut pas se débrouiller seul.
  • Les enfants n'ont pas besoin de la sollicitation permanente des adultes ou que ceux-ci les distraient continuellement. Ils font des expériences et peuvent découvrir le monde tout seuls, dans un environnement pensé pour eux.
Les enfants qui sont laissés libres de leurs mouvements connaissent mieux leurs capacités et donc leurs limites.
Les enfants qui sont laissés libres de leurs mouvements connaissent mieux leurs capacités et donc leurs limites.